Plus de pétrole !

Plus de pétrole !

Bien des choses disparaissent :

Toutes les fibres textiles artificielles, sauf une, la rayonne, qui est fabriquée avec de la cellulose.

Plus de matières plastiques. Sauf quelques exceptions, parce que fabriquées sans pétrole (galatite, ébonite...).

Plus de véhicules à moteur diesel ou essence (avions, trains, véhicules routiers). Seules les motrices électriques et à charbon peuvent continuer à rouler.

Plus de centrales électriques thermiques au fuel.

Plus d'engrais artificiels. Ne restent que les matières brutes géologiques (certaines roches), le fumier, le guano, les algues, et les composts...

Et bien d'autres produits, sont affectés, bien que plus ou moins connus...

Par exemple, le butane et le propane, extraits du pétrole...

Et aussi, presque tous les produits lessiviels.

Si l'on raisonne uniquement sur la raréfaction, et non l'absence totale, on pourrait voir certains produits, aujourd'hui encore banals, devenir de luxe.

Comme ce fut le cas de l'aluminium, au début de sa production, et qui valait alors plus cher que l'or...

La raréfaction, ou la disparition, du pétrole aura aussi bien d'autres impacts.

A commencer par les effets sur l'immobilier.

La demande maximale actuelle, c'est pour des résidences à la campagne, qui obligent à des navettes quotidiennes allant de quelques kilomètres à la centaine de kilomètres, et plus.

Si le prix du carburant continue à augmenter, il y aura une limite économique au-delà de laquelle les gens ne pourront plus tenir, et il leur faudra déménager pour se rapprocher de leur lieu de travail.

On peut alors supposer que ces résidences rurales, pour ne pas dire "rurbaines", et même certaines résidences de banlieu, seront abandonnées, et ne trouveront pas beaucoup de repreneurs.

En contre coup, la demande de logements citadins augmentera, et aussi les loyers, comme les prix de vente.

Si le pétrole est vraiment très rationné, même les retraités auront des problèmes, pour simplement vivre en pleine campagne, sauf ceux capables de se débrouiller en toute autonomie. Du coup, seuls les agriculteurs auront la possibilité, et la nécessité, de vivre à la campagne.

Outre l'impact de la distance, sur l'habitabilité de résidences éloignées des villes, il y a aussi celui du chauffage, car chauffer une maison individuelle consomme bien plus d'énergie que pour un appartement dans du collectif (à isolation et surface équivalentes).



Certains déplacements très énergivores, comme avec le transport aérien, ne seront plus possibles qu'à des gens très fortunés, comme ce fut le cas aux débuts de l'aviation. Et l'on peut supposer que bien des services (acheminement du courrier des marchandises) se reporteront sur des moyens de transport plus lents (trains, bateaux) mais moins coûteux en carburant.

Du coup, une bonne partie des compagnies aériennes, et de leurs flottes, seront inutiles... 

Zapata

Commentaires (4)

1. zorro Le 29/12/2008 à 12:32

Bonjour, et bravo pour le site et toutes les infos!
Dans le cas d une rarefaction a l extreme ou d une disparition des energies fossiles, comment les villes pourraient etre ravitaillées en vivres? les villes ne produisent pas de nouriture a l inverse des campagnes...personellement pour un tel scenario je pense plutot a une fuite massive des villes vers les campagnes...

2. werwolf Le 29/12/2008 à 19:57

Envoyer un e-mail à werwolf
mais si les villes fuient vers les campagnes,les campagnes vont de venir peut a peut des villes.

3. loupdesbois Le 04/03/2009 à 07:50

le gazogène me fait réver depuis bien longtemps. Il existe certainement des modèles améliorés depuis le temps. Ils étaient fait maison en 40, ils doivent encore pouvoir l'ètre? je ne trouve pas mon bonheur sur le net.... je pense que pour le long terme, si on est pas agriculteur, l'huile c trop lourd à gérer de A à Z. QQun a t il des pistes?

4. porcompris Le 16/10/2009 à 18:57

Je vois mal aussi pourquoi les campagnes seraient désertées au profit des villes. La survie c'est un maximum d'autarcie ou/et de quoi avoir à proposer en troc (autarcie = jardin, basse-cour, etc..., quasi impossible en ville). Le chauffage à la campagne est plus coûteux énergétiquement parlant que dans un immeuble,soit, mais à la campagne la maison peut profiter de la chaleur d'une étable, de murs plus épais qu'un appartement dans un immeuble. A la campagne il est plus facile d'avoir un âtre brulant du bois dans une pièce centrale qu'en ville.
Le problème de fond à considérer aussi est le lieu de travail pour ceux qui ne sont pas retraités (À supposer qu'il y aura toujours une retraite...). Aussi la distance et les facilités de transports proposés séparant le domicile du lieu de travail sera un problème majeur dans le cadre d'une crise énergétique. La bicyclette est le moyen de transport le plus écologique (plus écologique même que la marche à pied).
Tout se règlera, dans la douleur. Chacun fera son calcul le moment venu compte tenu de ses cartes en main.
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Dernière mise à jour de cette page le 13/07/2008

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