Salut à tous, suite à la finalisation de mon sac de camps, j’ai profité d’une journée de repos pluvieuse pour aller le tester en condition réelle.
Le but de cette journée (après midi en fait) était de parcourir 10km, de me trouver un coin pour bivouaquer, de trouver une source ou me ravitailler en eau (merci la carte au 1 :25000), de préparer une ration de bouffe puis de remballer le tout et de revenir (eh oui c’est pas tous les jours repos).
14h : Début des préparatifs
-Rassemblement du matos qui n’est pas dans le sac, siphonage de la chasse d’eau (qui se reremplit vu que j’avais pas coupé le robinet) avec le tuyau de mon camelback pour remplir camelback et gourde (3L d’eau).
-Emballage de la ration du jour (250g de semoule, 40g de viande des grisons, 15g de saucisson, 1 pain azyme, 5cl d’huile, du sel, 1700 calories en tout) je me fais ensuite un thé bien sucré (premier « repas » de la journée).
-Remplissage de bouteilles d’eau pour simuler le poids de ma réserve de bouffe totale (13L : si je m’étais paumé au moins j’aurais eut le temps de voir venir avant de mourir de soif).
<=ration pour une journée
-Je m’habille low viz (treillis noir, tee shirt gris, polaire, chech camo et anorak de rando bleu et gris) et sangle mon brêlage sur mon sac (la hachette au côté en ville c’est pas terrible), je recouvre le tout d’un sur-sac.
14h45 : Je ferme mon appartement : pour un départ réel j’aurais coupé l’eau, le gaz et l’électricité (on ne sait jamais, des fois que je revienne un jour), poussé les meubles contre les fenêtres (idem). Je met le sac sur mon dos (en…é ça pèse son poids) et en avant pour une petite ballade.
15h : Après 15min de marche, mes premières impressions :
-Le low viz avec 25kg sur le dos c’est une vue d’esprit, t-as beau être sapé tel le pékin moyen, les gens ne voient que ton sac (pour le coup j’aurais mieux fait de dégainer le BDU, ça aurait paru plus normal)
-Mon sac (le F1 de l’armée française) n’est pas aussi confortable que je ne l’escomptais (je tiens ici à présenter mes respects les plus sincères aux mecs qui ont crapahuté avec ça sur le dos pour la gloire de la patrie), en fait il est trop haut du coup ça tangue sacrément à chaque pas, je m’en suis souvent servi mais jamais autant chargé.
-Il ne sert à rien de trop s’habiller : quand on marche avec du poids sur le dos, le problème c’est plus d’évacuer la chaleur que de la garder même par 4°C.
-Il commence à pleuvoir mais je me vois mal déballer mon matos en public, le poncho attendra donc.
15h30 : Je suis enfin sorti de la ville et plonge dans la verte, première halte pour régler les quelques problèmes mentionnés ci-dessus :
-Je met mon brêlage ce qui allège un peu le sac (6kg en moins sur le dos ça soulage).
-Remplacement de l’anorak par le poncho, avantage, ça permet de cacher le brêlage
Petit point topo, j’ai parcouru 4km et suis sur la bonne route. Je repars donc après avoir bu quelques gorgées au doux goût d’alu (ce qui ravive quelques souvenirs de rando). Trois minutes après avoir mis le poncho la pluie s’arrête (un des effets secondaire du poncho est de faire apparaître le soleil).
15h45 : Je croise un groupe de promeneur, me voyant ainsi équipé ils entament la discussion, je prétexte de manière assez évasive une randonnée d’une semaine (amha à l’heure actuelle ils doivent encore se poser quelques questions), je décide donc d’éviter désormais toute rencontre.
Je reprends ma route, longeant un mur en ruine (souvenir de nos aïeux) et quelques bouteilles plastiques (souvenir de nous), quelques mulots détalent sous mes pieds (seule faune galopante que je verrais de la journée). J’aperçois au loin un groupe de promeneur sur le même chemin que moi, ils ne m’ont pas encore vu, je passe derrière le mur et me camoufle sous mon chech, ils passent à 10m de moi sans me voir. Je repars et ça commence à monter un peu, avec 25kg de chargement, chaque pente parait bien plus raide qu’elle ne l’est réellement.
16h30 : la lumière baisse sensiblement (on est en hiver c’est vrai), petit point topo pour voir ou j’en suis, 7km de fait, la source est à 3km, j’ai le temps d’y arriver avant la nuit sauf que je risque bien de monter mon bivouac dans le noir. Je décide donc de m’arrêter dés que je trouve un bon coin.
16h45 : Je trouve un petit coin bien broussailleux ou bivouaquer et pose mon sac à terre, la sensation qu’on a quand on pose son sac à dos c’est un peu la même que quand on enlève ses chaussures après une journée de ski : on se sent tout léger. Petite pause (bien) méritée, deux gorgées d’eau puis montage du bivouac (la nuit tombe vite). Six sardines taillées à la hachette, une corde entre deux arbres, le poncho fixé à tout ça et le tour est joué, je fais un petit remblai en feuille morte et en branche sur les côtés et sur une des ouvertures histoire d’isoler un peu, en remuant les feuilles je trouve un paquet de glands que je met de côté pour agrémenter mon repas (comme quoi même en hiver il suffit de brasser des feuilles pour trouver de la bouffe), je déplie tapis de sol et couverture de survie à l’intérieur, en un quart d’heure l’affaire est réglée.

17h : Deuxième priorité : le feu, et vu l’humidité du sol, c’est pas gagné, je pars donc avec mon sur-sac à la recherche de bois pas trop détrempé. Au bout de quelques mètres je trouve un tas de pierre sous lequel il y a un joli tas de feuilles sèches ainsi que quelques branches, je remplis donc mon sur-sac et retourne à mon bivouac. Et là, ça commence à être moins facile, malgré pas mal d’effort, pas moyen de faire flamber autre chose que quelques brindilles, finalement, grâce à un petit vent qui se met à souffler, de belles flammes apparaissent
17h30 : Je pose mon quart au milieu des « braises » pour faire bouillir de l’eau dans laquelle j’ai coupé de la viande des grisons, pendant ce temps je dépiaute quelques glands et, bonne surprise, il y en a peu de véreux par contre c’est assez amer (à noter, tester la purée de gland). Sinon en moins amer il y a le bout de saucisson avec du pain azyme qui me permet de patienter pendant que l’eau chauffe (c’est moins rapide qu’avec une bouilloire électrique).
18h : C’est prêt, je remplis le quart de semoule rajoute un peu de sel et d’huile et mange ça tranquillement, la petite marche m’a donné faim, ce n’est pas tant la distance (7km c’est ridicule) que le poids sur le dos qui fatigue. Le repas ne couvre peut-être pas les besoins d’une journée (il fait 1700 calories suivant mes calculs, mais en tout cas ça cale bien), une fois le quart fini et rincé, je le reremplis d’eau que je met à bouillir pour me faire un thé (pas de boule à thé, je serrerais donc les dents).
18h30 : Pendant que l’eau chauffe, une petite averse se met à tomber, je met donc à l’abri tout le matèriel en m’éclairant à l’aide de la super lampe diode à manivelle et aimant pour la coller au frigo (problème : y a pas de frigo dans le coin, je me débat donc un petit moment avec avant d’arriver à la caler dans une poche de mon anorak : à noter dans un coin de ma tête : acheter une frontale à manivelle).
19H : L’eau bout de nouveau, il était temps le feu commence à rendre l’âme, petit thé pour terminer le repas puis vaisselle à l’aide du camelback calé sous l’aisselle et le tuyau entre les dents (pourquoi ne pas me mettre à la cornemuse), la lampe éclaire toujours autant ou elle veut.
Remballage des affaires sous la pluie et « pliage » du poncho (de nuit et sans éclairage, c’est du pliage sommaire). J’avoue j’ai aussi vidé toutes les bouteilles d’eau qui lestaient le sac mais, pour ma défense, la perspective de me fouler une cheville de nuit en pleine forêt m’enchantait assez peu (j’imagine ce qu’auraient pensé les secours en se rendant compte que le sac était rempli de bouteilles d’eau…)
Le poids sur mon dos est donc maintenant largement supportable, même malgré le brêlage de nouveau attaché dessus.
19H45 : Retour, de nuit et tous feu éteint (en fait on a une vision de nuit pas mauvaise du tout), sur le chemin une chouette vient me tourner autour mais se rend bien vite compte que je suis trop gros pour être une souris, les mulots quand à eux sont encore là et détalent de nouveau. La marche est plus qu’agréable, pas trop de poids sur le dos, température plus qu’acceptable, la pluie s’est même arrêtée, que demande le peuple.
20H10 : Retour à la civilisation, les réverbères et le bruit des voitures m’agressent.Toujours les mêmes regards inquisiteurs. (quoi, t-as jamais vu quelqu'un qui se prépare à un crash)
21H : Je pose mon sac dans le couloir de l’appartement (je suis bon pour sortir la serpillière) après un retour d’une seule traite.
Interrupteur=lumière, robinet=eau, bienvenue dans le meilleur des mondes, comme le dit si bien BARJAVEL « Le fait qu’il te suffise d’appuyer sur un bouton pour obtenir ce que tu désire ne fait pas de toi une fée ». Séchage des affaires et déballage du sac (lorsque j’en aurais besoin ce serait dommage que tout soit moisi). Voilà, rien d’exceptionnel mais une petite expérience très enrichissante, la phase suivante partir pour plusieurs jours…to be continued.
Conclusions :
-Au niveau du poids du sac ça passe, mais il me faut un meilleur sac, moins rustique mais plus confortable
-Pour l’horaire, je me suis fait avoir par la tombée de la nuit, l’hiver les journées sont courtes.
-Le sur-sac est un must, ça permet de cacher la misère et de ramasser du bois, entre autres.
-Le brêlage permet de répartir les poids ainsi que d’accéder facilement au principal (gourde, hachette, gants, cartes).
-Le poncho est aussi un must : coupe vent, recouvre le brêlage, fait un abri convenable.
-La précision des carte 1 :25000 est diabolique, il faut que je me procure d’urgence celles de la totalité de mon itinéraire.
-Niveau feu, le problème n’est pas de l’allumer mais plutôt de transformer un feu de brindille en feu de branche, je pense qu’il faut surtout beaucoup de ventilation pour le faire prendre rapidement.
-Niveau nourriture, mon repas m’a calé mais ça n’a pas duré, peut-être envisager de prendre des barres coupe faim. Par contre trouver des glands en hiver m’a bien rassuré, maintenant il faut que je regarde comment cuisiner ça.
-Niveau eau, je n’ai pas eut le temps d’aller jusqu’à la source comme je le voulais au début, mais dimanche lors d’une ballade, j’ai bu à une source et ça ne m’a pas rendu malade.
-Niveau discrétion, avec un sac sur le dos, quelle que soit la tenue on se sent regardé, le mieux pour moi serait donc d’éviter au maximum de croiser du monde, en se cachant par exemple.
-Pour l’abri, je n’ai pas pu passer la nuit dedans mais ça avait l’air étanche, amha il n’en faut pas plus qu’un poncho, un tapis de sol, un duvet et une couverture de survie…à tester dés que possible.
Alors voilà, merci d’avoir lu tout ça, j’espère que ça vous a plu
Darkside
Je portais le ceinturon avec le couteau Daubermann, ainsi qu'une gourde US, un Leatherman Surge et ma grosse pochette avec son kit de survie. La pochette et la gourde étaient placées à droite et à gauche, ça m'a tué les hanches. Aux pieds, j'avais ma grosse paire de Meindl Island, encore du poids mais très agréables.
Décidé à tester mon matos, j'ai pris mon simili-BOB allégé que j'ai lesté d'une vache à eau pleine de 15L de flotte (pour simuler les éléments manquants). Le sac pesait 29 kilos, mais je ne l'ai su qu'au retour
(vallait mieux !). Le sac F1 de m**** contenait :
Je me suis finalement décidé samedi dernier vers 20h00 de partir tester mon BOB dans la forêt du coin. J'ai mis une demi-heure à tout plier, charger et régler les sangles. A 21h00, je suis sorti avec ma lampe frontale équipée de son filtre rouge pour ne pas être trop voyant mais cela était inutile car la lune, même cachée par les nuages, éclairait assez mon chemin. Au bout de 100m de chemin pentu, j'ai dû m'arrêter car j'avais trop chaud, j'ai donc enlever une couche. J'avais mon bâton de marche pour m'aider mais franchement j'avançais comme une tortue !
Il y a plein de bruit la nuit, c'est fantastique, j'ai croisé de près deux blaireaux qui devaient se demander qui était ce guignol effondré sous un gros machin kaki. J'ai aussi dit bonjour à un cheval dans un près qui ne dormait point.
Le sac à dos est merdique, et c'est bien pour cela que j'en cherche un moderne et confortable : les sangles des bretelles glissent dans leur attache, on se demande à chaque minute si le sac ne va pas tomber d'un côté ou de l'autre.
J'ai emprunté un chemin de débardage pentu de chez pentu pour monter au sommet de la colline boisée, j'en ai sué des litres
. Une fois que j'ai trouvé un bon spot à plat sous un arbre vers 22h00, j'ai tombé le sac et je me suis mis à la construction du bivouac. J'ai déplié pour la première fois le tarp USMC, à la lumière de la frontale, je n'ai pas vu le sens d'installation est j'ai eu un abri style tente canadienne de 2m de long, c'était un peu court pour le tapis de sol, je l'ai installé de travers pour éviter une hypothétique averse.
J'ai tiré une ficelle entre deux arbres (j'ai oublié mais j'aurais pu utiliser le petit mousqueton pour l'accrocher facilement d'un côté), passant dans les passants du tarp, puis j'ai enfoncé des bouts de bois dans les oeillets pour fixer les côtés au sol. Ayant l'impression d'être sur une sente, j'ai mis des branches mortes aux deux entrées comme barrière visuelle pour éviter qu'un animal vienne me renifler la tronche. J'ai ensuite pris la précaution de faire un grand cercle de pisse autour du campement pour que les bestioles ne viennent pas m'embêter
.
Zou à 22h40, dans le sac de couchage équipé d'un sac à viande pour plus de chaleur. J'ai eu beaucoup de mal à m'endormir, l'effort effectué juste avant pour monter mon BOB au sommet de la colline me faisait taper le sang dans les tempes (même sensation au réveil, il faut penser à l'effort quand on se fait un plan BOB). En plus les rapaces nocturnes discutaient à tout va. M'enfin, je me suis réveillé dans la nuit pour pisser un coup, en caleçon avec les pieds dans les chaussures de rando...
Après cette nuit difficile, j'avais la tête dans le c** mais j'étais bien content de ma maigre performance. J'ai grignoté la seule nourriture que j'avais apporté, à savoir une orange, toujours fourré dans mon sac de couchage. Armé de ma pelle Glock, je suis allé me creuser un trou pour y faire mes besoins (avec le chant des oiseaux s'il vous plaît). Ensuite, je suis allé faire un tour pour m'aperçevoir que j'étais dans un terrain de jeux pour blaireaux, avec des trous de grattage dans tous les sens. Le soleil levant m'a salué à travers les arbres. J'ai plié bagages en un quart d'heure puis j'ai essayé d'installer le tarp dans l'autre sens :
C'est bien le bon sens, avec un tunnel de 3m de long.
Ensuite, je me suis mis en tête de faire un peu de feu à l'arrache, pour voir si l'ambiance humide était vraiment un obstacle. J'ai abattu un chataîgnier mort sur pied d'une douzaine de centimètres de diamètre avec le couteau de combat (pour tester la bête), puis j'ai fait des copeaux très fin dans le bois sec en dessous de l'aubier. J'ai mis ça en dessous de feuilles plutôt sèches, puis j'y ai mis le feu avec un briquet. Ce n'est pas très violent comme feu mais avec de la persévérance et pas mal de feuilles empilées au fur et à mesure que le feu grossit, je suis arrivé à quelque chose ! 
Bon, l'exercice terminé, j'ai vidé les 15L de flotte sur le feu naissant, pour éviter tout problème avec mes hôtes les arbres (et je ne me sentais pas de redescendre avec ce poids monstre dans le dos).
Ensuite, redescente bien cool, surtout avec 15 kilos en moins ! J'ai resalué le cheval ; au pied de sa mangeoire j'ai pu photographier une salamandre noire. Back home, j'ai pesé le sac et j'ai bien rigolé...
Vive la Nature !
Distance parcourue totale : 2,2km
Dénivelé parcouru : 170m
Température minimum estimée : 7°C
Durée du test totale : 14h
Situation géographique : Saone et Loire
Conclusion
Le sac de couchage n'est pas vraiment assez chaud, même s'il est mastoc (il est sûrement trop vieux), en plus il est rouge sur le dessus. Le matelas autogonflant est bien sympa, même si sa couleur orange fluo n'est pas forcément appropriée pour un BOB. Le tarp est pas mal niveau camouflage, mais j'attends de voir ce qu'il donne sous la pluie. Et puis la GHB n'est pas pratique, la gourde pèse trop lourd sur la hanche ; si je l'équipe du butt pack, il me faudrait un brelage. Le Daubermann casse toujours des briques, j'en suis assez content car j'ai trouvé la bonne position de travail pour la main.
Petit détail que j'ai ommi de dire : je pèse 60 kilos donc le sac de 29 kilos représentait 50% de mon poids (à vide).
1. mary Le 14/02/2009 à 22:15
2. Julien Le 02/05/2009 à 18:06
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