Kit de survie
Le kit de survie
par Rammstein
Le kit de survie (ou PSK = Personnal Survival Kit pour les anglophones) se veut minimaliste. Il doit rester compact pour se glisser dans une poche, un sac, une boîte à gants... mais être en même temps le plus versatile et polyvalent possible. On peut le prendre avec soi en voyage, en randonnée... Son contenu n'est pas spécifique à un milieu donné mais se veut au contraire universel et polyvalent.
Tout individu intéressé par le survivalisme ou les sorties dans la nature finit tôt ou tard par se constituer une trousse de survie, lui permettant d'affronter un maximum de situations inconfortables ou périlleuses avec un minimum de matériel.
Adolescent au contact de la nature, j'ai commencé modestement à me constituer un kit de base avec un canif, de la ficelle, un briquet et des pansements. Au fil du temps et des expériences - notamment militaires - ma trousse s'est enrichie de nombreux objets, souvent au fil des besoins : boussole, kit de pêche, bloc de magnésium, miroir de signalisation, etc. Certains avec du recul m'apparaissent désormais indispensables, comme la couverture de survie, le sifflet ou le couteau.
Ce type de kit peut s'avérer vital lors d'une randonnée qui tourne mal. Dans le cadre d'une catastrophe plus globale, il peut vous permettre de vivre sur le terrain plusieurs jours lors d'une évacuation forcée.
Lorsqu'on se constitue un tel kit, la question triviale qui surgit rapidement est : dans quoi vais-je mettre tout cela ? Pour simplifier, avoir un récipient métallique dans une situation d'urgence est un plus indéniable, permettant de cuisiner, recueillir de l'eau, creuser, etc. L'inconvénient est que le kit devient encombrant.
Une autre solution consiste à ranger ses accessoires de survie dans une pochette souple, et de se passer de récipient. Bof...
Une solution alternative consiste à emporter un récipient métallique alimentaire en aluminium (style moule à cake) soigneusement plié. Personnellement je ne suis jamais parvenu à éviter l'apparition de trous au niveau des pliures, et ai abandonné cette option. Un kit commercial de la société BCB contient toutefois un tel récipient pliable.
Comme contenant j'ai donc choisi une "Brotdose", ou boîte à sandwich pour les germanophones. Ce type de récipient est très facile à trouver en Allemagne et bon marché (voir sur www.globetrotter.de par exemple). L'inconvénient majeur est qu'il n'est pas étanche. Ma solution à ce problème est un peu bancale, mais pour le moment je n'ai rien trouvé de mieux : j'ai mis ma boîte dans une autre boîte en plastique légèrement plus grande et surtout étanche. Je l'avoue, la solution n'est pas élégante, mais le tout rentre dans ma sacoche !
Passons maintenant au contenu. Je précise qu'il est supposé subvenir aux besoins d'une famille de 4 personnes, d'où la présence de quelques objets "exotiques".
Le kit contient :
- des allumettes tempêtes,
- un bloc allume-feu au magnésium,
- une portion de scie à métaux,
- un couteau suisse Victorinox (modèle Camping je crois),
- un scie-fil,
- un kit de couture,
- un kit de pêche (fil, émerillons, bas de ligne, et surtout de nombreux hamecons pour... attraper des oiseaux par exemple),
- un kit médical sommaire avec pansements, préservatifs, sutures adhésives "steri strip", épingles à nourrice, lingettes alcoolisées, quelques comprimés divers, etc,
- un petit savon,
- des comprimés de traitement de l'eau Micropure et des boissons lyophilisées (thé, café, potage),
- une boussole,
- un miroir en acier inox,
- un sifflet 2 tons,
- une lampe LED,
- une bougie,
- une petite pierre à affûter,
- une pince à épiler
- un tube de colle cyanoacrylate,
- du chlorure de sodium (sel),
- un briquet muni d'une lampe LED,
- un skinner "Jungle King I" (petit couteau utilisable pour dépecer un animal, ouvrir une boîte de conserve, fabriquer un harpon...),
- des mètres de ficelle et de cordelette nylon en différents diamètres,
- une bande en caoutchouc, utilisable pour constituer une fronde, un garot...
- des lames de cutter,
- du ruban adhésif ultra-résistant,
- une couverture de survie,
- des tampons hygiéniques (pour madame Rammstein et comme combustible, pansements... - qui a fait de la boxe comprendra),
- des sacs plastiques,
- un bloc-note résistant à l'eau,
- un porte-mine,
- du "baume du tigre" chauffant, contre les coups de froid, douleurs musculaires, crampes...
- des colliers attache-rapides,
- une gamelle en aluminium,
- une boîte en plastique étanche de 1l,
- une fiche présentant une quarantaine de noeuds différents,
- un memento présentant des instructions, en anglais malheureusement (pour ma femme, béotienne en matière de survie).
Une couverture de survie supplémentaire est également rangée dans la sacoche. 2 sacs de couchage "de survie" (sacs en plastique orange de grande capacité, ayant de nombreux autres usages) devraient également bientôt y prendre place.
Ce kit est en constante évolution et certainement loin d'être parfait. Le tout pèse environ 700gr. Il est rangé dans mon "Bug Out Bag" (BOB - sac d'évacuation) lorsque je ne le prends pas avec moi en randonnée ou lors des sorties dans la "verte". Il peut également se porter à la ceinture.
Le kit de survie
par Canis Lupus
Un kit de la dernière chance.
Le "nécessaire de survie" que j'ai élaboré tient dans une pochette de
chez Blackhawk kaki, et porté sur un ceinturon kaki. Pour compléter
cela, j'ai une gourde quart US kaki dans une pochette camo, un couteau
de combat et une pince multifonction Leatherman Charge Ti Black
Tactical (que de mots pour un bout de métal !!) portée dans un étui
fixé à ma ceinture (eh oui, cela ne tient pas sur l'épais ceinturon).
Les éléments manquants sont précédés d'un signe dièse.
Checklist :
- boussole thermomètre Silva avec petit mousqueton
- briquet pas Bic
- brosse à dent
- mini-maglite rouge AAA avec piles de rechange
- 25 pastilles Micropure Forte
- 2 collets en laiton
- 2 bougies rouges
- couverture de survie or/argent
- 6 bas de ligne de pêche plombés
- 3 émerillons
- 3 petits ballons de baudruche
- 5 élastiques
- ficelle blanche en matière synthétique
- 6 pansements, 2 compresses, une gaze
- 20 cachets d'antibiotiques (pas encore acheté)
- 3 sachets de thé
- 15 carrés de sucre roux
- mouchoir en tissu blanc
- 2 lames de scalpel
- flacon de sel
- sifflet à roulette
- 24 allumettes souffrées strike-anywhere
- 6 filtres à café
- 3 préservatifs
- papier, crayon (pas encore inclus)
- lance-pierre (pas encore trouvé)
- magnesium flint
- savonette
- sac poubelle noir
- miroir en verre dans pochette
- mini-kit de couture
- 6 tablettes de trioxane
Leatherman Surge, Gourde 1L Quechua en aluminium avec une housse en mousse (remplacée récement par une gourde US kaki avec sa housse isolante kaki), ceinturon US et couteau de combat Extrema Ratio modèle Doberman 3.
En gros, tout s'enfile sur le ceinturon, il suffit de le stocker ouvert à plat et hop on l'enfile au moment de fuir.
Je sais ce que vont dire certains, "c'est grave repère comme
équipement". Effectivement, je n'ai pas étudié ce kit pour l'usage
urbain. Pour la vie citadine, avec un gilet multi poches camouflable sous un anorak, on
pourrait stocker pas mal de trucs utiles, le couteau de taille moins
grande se portant en holster et l'eau dans un camel bag ; le problème
est le quart ou gamelle en métal qui ne peut pas s'aplatir (une petite boîte plate en métal ?).
D'autant plus qu'en ville les besoins sont moindres que dans
la nature et qui dit ville, dit groupe, donc le kit de survie urbain
sera réduit au minimum.
Cela mérite plus ample réflexion...
Commentaire de Rammstein :
J'ajouterais toutefois, en fonction de la place qui te reste :
- 2 ou 3 sacs en plastique type Ziplock ou congélation,
- des hamecons en quantité, permettant d'attraper des oiseaux, rongeurs...
- une cuiller,
- un bout de scie à métaux, à utiliser entre autre avec l'allume feu,
- une lampe LED (style porte-clef, inusable et peu encombrante),
- quelques dizaines de centimètres de "tape" (bande adhésive extra-forte) pour faire des réparations de fortune. Roulée sur elle-même, la bande permet de faire un tube utile comme tuba ou pour réaliser une trachéotomie !
- une lame "back-up" (couteau pliant ou petit fixe). Un opinel N°8 inox ferait très bien l'affaire si ton budget est limité.
Emballe tes objets dans un contenant étanche (sac ou boîte) : l'humidité peut suffir à transformer le sucre en sirop !
J'ai grosso modo les mêmes choses dans mon kit. J'ai rajouté quelques
petits hameçons en plus, non pour la pêche mais pour attraper des
oiseaux ! Vu l'encombrement, on peut se le permettre !
J'ai également une scie-fil, quelques mètres de tresse de pêche
ultra résistante en dacron, des sacs de congélation "zippables", de la
ouate. Le tout tient dans un tupperware étanche, rangé dans mon BOB
(Bug Out Bag). Cette solution ne me plait pas trop, mais pour le moment
je n'ai pas encore trouvé le contenant métallique parfait susceptible
d'accueillir mon kit.
Pour le lance-pierre, j'ai découpé une lanière dans une chambre à
air. Comme fronde de fortune c'est parfait, et en outre utilisable
comme garrot.
J'ai aussi rajouté des comprimés d'iodure de potassium (saturation
de la thyroïde en cas d'accident nucléaire). Pour la lampe, un modèle
avec LED est préférable (durée de vie, consommation).
1. levercorien Le 23/07/2008 à 19:10

Cela fait maintenant quelques temps que je parcours votre site et m'en suis souvent inspiré pour mes propres kits, étant moi même un grand fan de mère nature et aillant déjà vécu une situation où je fus couper de la civilisation avec un groupe de randonneurs en haute montagne pendant une nuit (après une rand de deux jours).
Cela dit j'aimerais avoir votre avis sur certains points:
Il me semble que vos kits de survie devraient répondre dans un premier temps à tout ce qui est soins et hygiène de vie, et premiers secours (il y a des petites pochettes toutes prêtes en pharmacie répondant aussi bien au problème de caries que de coupures nécessitant des points, mais surtout un paquet de mouchoir, un désinfectant pour les mains et les plaies voir de l'alcool à 90 me semblerait important).
Un second point me chagrine, votre kit est fait pour moitié trempé dans une couverture de survie, je peux vous dire que le transfert thermique est loin d’être nul et qu’une demie couverture par personne ce n’est pas terrible.
Dans un second temps, pour le problème de la lumière une famille de 4 personnes, et vous avez deux couvertures de survie…Moi perso j’ai dormi à une lampe led et à dynamo serait à envisagé ….?
Enfin, en sachant que le froid est l’un des premier facteur de mortalité pourquoi ne pas inclure une mini serviette style arena de dimension 32cm*42cm de matière spongieuse, sa ne tient pas de place mais c’est super pratique. (Quitte à s’enroulé dans la couverture de survie, autant y être sec).
Voila, voila …. Il y a encore une petite chose qui m’intrigue, comment attrape t-on des oiseaux avec un hameçon ?
2. Rammstein Le 28/07/2008 à 16:14
L'hygiène et les premiers secours sont effectivement des besoins à satisfaire en priorité. Un bout de savon apporte déjà beaucoup (désinfecter une plaie, se laver, lubrifier un objet...). Les pochettes de premiers soins, comprenant des serviettes pré-imprégnées notamment, sont incontournables dans tout kit.
Ensuite, libre à chacun d'ajouter du matériel supplémentaire. La seule limite, c'est la taille du contenant !
Concernant la technique de chasse, il suffit d'accrocher plusieurs bas de lignes aux branches d'un arbre fréquenté par les oiseaux. Le fil de pêche et les hamecons étant difficiles á détecter, les oiseaux venant se poser sur la branche s'accrochent les ailes aux hamecons. Il ne reste plus ensuite qu'à les décrocher.
Rammstein
Dernière mise à jour de cette rubrique le 09/12/2007