Qu'est-ce que le survivalisme ?
Par Kraveunn
Le survivalisme est une doctrine selon laquelle l'homme doit se préparer à survivre dans un monde en passe de lui devenir hostile.
Un survivaliste est une personne qui anticipe une future rupture dans l'ordre social ou politique local, régional, ou mondial et qui s'y prépare au mieux.
Les survivalistes se préparent souvent à cette rupture anticipée en se formant (par exemple par le biais de stages de secourisme), en stockant de la nourriture et de l'eau, ou en édifiant des constructions qui les aideront à survivre (par exemple un abri anti atomique). Les préparations spécifiques effectuées par les survivalistes dépendent de la nature de la rupture prévue ; celles-ci sont le plus généralement :
Histoire :
Les racines du mouvement survivaliste moderne sont localisées aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne et peuvent être liées à plusieurs sources, y compris aux politiques mêmes des gouvernements en question, aux appartenances religieuses et à la mise en garde de certains intellectuels vis à vis d’un effondrement social ou économique potentiel.
Des articles consacrés à la survie faisant suite à une attaque atomique, des publications de la défense civile, les abris anti-atomiques publics promus par les programmes de défense civile des divers gouvernements successifs durant la période de la guerre froide, les abris personnels contre les retombées radioactives et la formation des enfants par le biais de divers films tels que ceux de Duck et cover,ont participés à sensibiliser largement le public à la nécessité de se préparer à d’éventuelles menaces. L'église de « Jésus le Christ des saints du Dernier jour » encourage ses membres à stocker la valeur d'une année de nourriture pour eux-mêmes et pour leurs familles.
Les années 70 :
Des auteurs tels que Howard Ruff ont beaucoup fait pour sensibiliser le public sur le sujet de l'effondrement socio-économique, dans un livre publié en 1974 et consacré à la famine et à la survie en Amérique. Le livre de Ruff a été édité lors d’une période d'inflation effrénée ayant fait suite à la crise pétrolière 1973. La plupart des éléments chers au survivalisme y sont présent, y compris les conseils ayant trait au stockage de nourriture. Le livre a également soutenu la thèse que les métaux précieux, tels que l'or (comme dans les Krugerrands sud-africain) et l’argent, ont une valeur intrinsèque qui les rend plus intéressants à utiliser en cas d’effondrement socio-économique que tout autre devise. Ruff a publié en 1979 un best-seller consacré à des variations plus douces sur ces mêmes thèmes, tels que, par exemple, la façon de prospérer durant de futures périodes difficiles.
De nombreux bulletins et livres, abordant le thème de la survie, ont suivi la publication du premier livre de Ruff. En 1975. Kurt Saxon a lancé un bulletin appelé « le survivant », combinant les éditoriaux de Saxon avec des réimpressions d’écrits du 19ème siècle et du 20ième siècle présentant diverses aptitudes fondatrices et technologies anciennes. Kurt Saxon avait l'habitude d’utiliser le terme « survivaliste » pour décrire le mouvement et il prétend d’ailleurs en avoir inventé la définition moderne. A la même époque, un libraire spécialisé dans la survie et l’auteur Don Stephens de Washington (auteur de « Bibliographie de l'amorce du survivant » et du « Retreater », mis à jour en 1976) ont popularisés le terme « retraite » qui décrit le mouvement se rapportant aux préparations ayant pour but d’abandonner les villes afin de rejoindre une potentielle retraite rurale, au cas ou la société se décomposerait.
Pendant un certain temps, dans les années 70, les termes « survivaliste » et « retreater » ont été employés l'un à la place de l'autre et ceci sans distinction aucune. Le terme « retreater » finit par la suite par tomber en désuétude. [1] Un autre bulletin important, paru dans les années 70, fut la lettre personnelle de survie publiée par Mel Tappan, qui a également écrit Survival Guns and Tappan on Survival ouvrages consacrés à la survie. Ces bulletins ont joués le rôle d’importants outils de liaison et de gestion de réseau en faveur du mouvement et ceci avant la venue de l'ère de l'information de masse.
Les années 80 :
La première vague d’intérêt pour le mouvement survivaliste connue son apogée au début des années 80, suite à l’élan impulsé par la parution d’une thèse de Ruff, expliquant comment prospérer durant de futures années noires et consécutivement à la publication, en 1980, d’un livre écrit par Bruce D. Clayton consacré à la vie après le jour du Jugement dernier. Le livre de Clayton, coïncidant avec la course aux armements entre les Etats-Unis et l'Union Soviétique, a provoqué une véritable évolution dans l'affectation des préparations survivalistes, désormais plutôt orientées vers l’effondrement économique, la famine, la guerre nucléaire et les pénuries d'énergie ; soucis majeurs dans les années 70.
Des années 1990 à maintenant :
L'intérêt pour le mouvement a atteint un nouveau sommet en 1999, lors d’une deuxième vague déclenchée par les craintes du bug informatique de l’an 2000. Bien que des efforts importants aient été faits concernant la réécriture des programmes informatiques, certains ont néanmoins prévus des pannes électriques de masse, des pénuries de nourriture et d'essence, et d'autres carences potentielles.
La vague la plus récente a débutée suite aux attaques terroristes du 11 septembre à New York en 2001 et celles de Bali, d’Espagne et de Londres. Ce regain d'intérêt pour le survivalisme semble être aussi fort que celui de la première vague des années 70. La crainte d'une guerre ou d'une jihad contre l'Occident, combinée avec la prise de conscience croissante des désastres environnementaux et du changement climatique global, de l’épuisement des énergies fossiles résultant du pic de pétrole, couplée avec la vulnérabilité de l'humanité face à des évènements naturels tels que le tsunami de 2004 ayant frappé l'Océan Indien et l'ouragan Katrina ayant touché le Golfe des Etats-Unis et enfin l’avancée de la grippe aviaire, ont rendu de nouveau le survivalisme populaire. La préparation face à la survenue de tels désastres est à nouveau placée en tête des préoccupations de beaucoup de citoyens, qui cherchent désormais à stocker nourriture et matériel, à acquérir des formations utiles, à développer des contacts avec d'autres survivalistes et à recueillir autant de conseils et d’informations que possible.
Beaucoup de livres ont été édités ces dernières années, offrants des conseils de survie vis-à-vis de divers désastres et couvrants les pénuries et les pannes énergétiques et le terrorisme nucléaire ou biologique. Hormis les livres des années 1970 consacrés au survivalisme, les blogs (tels que SurvivalBlog) et les forums de discussion Internet sont les moyens les plus populaires pour diffuser les informations ayants rapport avec le survivalisme. Des sites Web abordent le sujet des véhicules de survie, des retraites survivalistes et des menaces naissantes, tout comme le font déjà les groupes survivalistes [2].
Préparations communes :
Les préparations communes incluent parfois la préparation d’une « retraite » clandestine facilement défendable ou « d’un endroit sûr », le stockage de nourriture non périssable, d'eau, d'équipement de purification d’eau, d'habillement, de semences, d’armes défensives, de munitions et de matériel agricole. Certains survivalistes font pas de préparations aussi étendues, mais incorporent à la place des perspectives de préparation directement liées à leur vie quotidienne.
Le but des Survivalistes est de rester autosuffisant aussi longtemps que puisse durer une rupture affectant l'ordre social, ou même indéfiniment si la rupture est jugée définitive : une éventualité popularisée dans les années 60 par Roberto Vacca du club de Rome. Les survivalistes supposent qu'ils ne peuvent pas empêcher cette panne de survenir et se préparent donc à survivre dans de petits groupes communautaires (le « groupe de retraite ») ou dans des « communautés d'engagement. »
Problèmes et préparations divers :
Les craintes et les préparations affectant les Survivalistes ont changés au cours des années. Pendant les années 70, les survivalistes ont principalement craint un effondrement de la société, une hyper-inflation et une faillite économique ; ils ont effectués des stockages de nourriture et construits des « retraites » dans des lieux où il leur été possible de cultiver. Certains survivalistes ont stockés des métaux précieux et des marchandises non périssables (telles que des munitions), parce qu'ils ont supposés que la devise papier perdrait forcément de sa valeur. Au début des années 80, la guerre nucléaire est devenue une crainte courante et unanimement partagée et quelques survivalistes ont alors construits des abris anti-atomiques.
En 1999, beaucoup de personnes ont achetées des groupes électrogènes, des purificateurs d’eau et pour plusieurs mois ou pour plusieurs années de nourriture et ceci en prévision de pannes électriques envisagées lors du bug informatique de l’an 2000. Au lieu de fuir leur domicile, certains survivalistes élaborent également des plans ayant pour but de leur permettre de demeurer chez eux le plus longtemps possible et ceci jusqu'à ce qu'une panne réelle se produise, pour enfin pouvoir gagner un endroit plus sûr.
Croyance religieuse :
D'autres survivalistes ont des préoccupations beaucoup plus singulières, souvent liées à une croyance religieuse apocalyptique. Quelques adepte du new âge prévoient l’arrivée prochaine de changements catastrophiques affectant la Terre et se préparent à y survivre. Un petit pourcentage des chrétiens évangélites se fie à l’interprétation d’une prophétie biblique, connue sous le nom de ravissement de poteau-tribulation et selon laquelle les chrétiens devront passer par une période de sept ans de guerre et de dictature, nommée « grande tribulation. » Jim McKeever a popularisé certains préparatifs de survie au sein de cette branche évangéliste à travers son livre, publié en 1978 et traitant de la tribulation et de sa préparation (ISBN 0-931608-02-3).
L'église de « Jésus le Christ des saints du dernier jour » promulgue à ses membres une politique de stockage de nourriture. Quelques petites sectes religieuses sont également connues pour leur croyance dans la survenue d’une future apocalypse et pour leur incitation à adopter certaines pratiques survivalistes. Parmi le plus connus de ces groupes existait la branche Davidienne (secte de Waco), une ramification de la septième église Adventiste.
Préparations traditionnelles de survie :
D’autres personnes, ne faisant pas partie de groupes survivalistes ou de groupes religieux apocalyptiques, font également des préparatifs pour survivre à certains cas d’urgences. Ceci peut inclure, selon l'endroit : la préparation aux tremblements de terre, aux inondations, aux pannes électriques, aux tempêtes de neige, aux avalanches, aux feux de forêt, aux accidents nucléaires, aux fuites de matières dangereuses, aux tornades et aux ouragans. Ces préparations peuvent être aussi banales que celles dispensées par la croix rouge et recommandées par la FEMA, avec par exemple l’acquisition d’une trousse de secours, d’une pelle et de vêtements supplémentaires pour équiper la voiture, ou bien encore par l’élaboration d’un petit kit d'approvisionnements de secours pour la maison et la voiture et contenant de la nourriture de secours, de l'eau, une couverture de survie et d'autres équipements de base.
Organisations survivalistes :
La formation officielle aux potentiels désastres, délivrée par le gouvernement, fut souvent ridiculisée ou hypothéquée par les survivalistes. Ceci fut en particulier vrai pour les exercices de Duck et de Cover durant les années 50 et 60. Un des principes essentiels du mouvement survivaliste était que les gens devaient se préparer seuls ou bien en coopération avec des personnes ayants la même vision des choses et qu’il ne fallait surtout pas compter sur le gouvernement pour prendre soin d’eux dans les situations d’urgence. Il existe un consensus de pensée montant en faveur des efforts fournis au sein de la communauté, de la participation répandue aux CERTs et de la collaboration avec les first responders. Nombre de sujets rejetant l’aide gouvernementale se révèlent en fait proches du mouvement « survivaliste » [4], car ils considèrent la préparation dispensée par les organismes fédéraux comme radicalement distinctes des préparations indépendantes ; mais aussi parce qu’ils jugent que ces deux types de préparations ne couvrent pas les mêmes problématiques, comme par exemple celles liées à d’éventuelles ruptures dans la continuité de la société, à court ou à long terme.
De nombreux groupes de survie existent sur Internet et peuvent être trouvés à l’aide n'importe quel moteur de recherche. L’accès à ces sites est libre et les sources d'informations importantes. Vous pouvez utiliser ces groupes comme un outil pour localiser d'autres personnes qui, au sein de votre région, partagent les mêmes préoccupations.
Groupes extrémistes :
Certains survivalistes ont une orientation clairement militariste et n’apprécie franchement pas que leur gouvernement se mêle de leurs affaires. C'est le mouvement le plus répandu (mais cependant minoritaire comparé à la population totale du pays) au cœur des régions rurales des Etats-Unis, où une vision singulière du monde s’oppose régulièrement à l'interférence croissante du gouvernement fédéral et des Nations Unies (perçus pour être, ou viser à devenir, le gouvernement du monde) ; elle se caractérise par une meilleure préparation, car se démarquant de l’état fédéral par l’adoption d’une position clairement survivaliste et par l'acquisition d’armes ad hoc. Cependant, tous ceux qui adoptent l’option militariste ne sont pas forcément survivalistes ; voir le cas de la ville d'Oklahoma. Etant donné que ce sont en fait ces derniers qui suscitent l’essentiel de l'attention portée par les médias au phénomène, une grande partie du public associe malencontreusement le terme « survivaliste » à de tels individus stéréotypés.
Kurt Saxon, qui est, outre le créateur d’un bulletin de survie, l'auteur d’un livre sur les armes improvisées: The Poor Man's James Bond, est peut-être le partisan le plus connu qui défende cette approche au survivalisme. Les écrits de Saxon concernant la survie tendent vers un authentique Darwinisme social, soutenant l’idée d’un survivalisme définit par Saxon lui-même comme "Looking out for #1" et la nécessité d'être suffisamment armé pour défendre son refuge et ses biens face à des personnes affamées qui pourraient alors en exiger le partage, si jamais la société se décomposait.
Une approche aussi militariste n'est pas partagée par beaucoup de survivalistes et est même condamnée par nombre d’entre eux. En conséquence, le terme « survivaliste » est parfois employé pour les réactionnaires d’extrême droite. Les médias traditionnels tendent à assimiler systématiquement les extrémistes divers avec les « survivalistes ».
Une partie des survivalistes défend l’idéologie raciste de l’existence d’une suprématie de la population blanche sur les autres populations. Par exemple, The Covenant, The Sword, and the Arm of the Lord en Arkansas, défendant une identité chrétienne forte, est lié au mouvement blanc des « supremacists ». Ses chefs ont été arrêtés en 1985, suite à une incursion du gouvernement fédéral et ont été condamnés pour actes criminels aggravés.
Initiatives et formations gouvernementales :
Quelques gouvernements ont encouragés les citoyens à se former pour faire face à certaines conditions nécessitant assistance ; ceci comprenait, entre autre chose, toute situation qui pouvait avoir comme conséquence une rupture dans les infrastructures existantes. Les efforts de sensibilisation consentis par la défense civile US, au court des années 50 et des années 60, ont été abandonnés dès les années 70. Ceux-ci comprenaient le choix de structures civiles comme abris anti-atomiques civils et Duck et Cover au sein des écoles. Peu de temps après le début de la guerre froide, un livret édité par le bureau de l'Office exécutif du président des Etats-Unis, nommé Survival Under Atomic Attack dépeint la nature des initiatives de défense civile.
Le programme de défense civile du gouvernement des États-Unis fut minimal durant les années 70, 80 et 90, en dépit des efforts fournis par quelques individus, dont le chrétien Gary auteur de « Dominionist », incitant le gouvernement à reprendre les efforts de défense civile et à construire des abris anti-atomique. Gary écrit un livre : "Fighting Chance to advocate for the return of the civil defense", program
préconisant le retour à un véritable programme de défense civile. Le gouvernement US ne porta aucune attention pour l’état des préparations et des formations, avant l’avènement des désastres causés par l’ouragan Katrina et les attentats du 9/11. Voir : Community Emergency Response Team (CERT).
Groupes liés au survivalisme :
Les adhérents du nouveau mouvement de la terre, qui a été irrégulièrement populaire aux Etats-Unis, particulièrement dans les années 30 ont été inspirés par Helen and Scott Nearing, plus récemment dans les années 70, comme illustré par le magazine The Mother Earth News , ils partagent les mêmes intérêts pour l'auto approvisionnement et l'état de préparation que les survivalistes. Ils diffèrent toutefois de la plupart d’entre ces derniers par le fait qu’ils portent un plus grand intérêt à l'écologie et parfois à la contre-culture. The Mother Earth Newsétaient, en conséquence, largement lues par des survivalistes aussi bien qu'en arrière-à-le-landers pendant les premières années d’existence de ce magazine et il existait un certain chevauchement entre les deux mouvements.
En 1975, le roman d'Ernest Callenbach « Ecotopia », mettant en scène une sécession du nord-ouest des Etats-Unis ayant pour but de former un nouveau pays fondé sur des principes écologistes, décrivait l’élite politique régissant cette nouvelle nation comme issue des rangs survivalistes. Toutefois, en 1981, dans une suite consacrée au livre Ecotopia, il qualifia ce choix comme faisant référence à la survie des écosystèmes et non pas à un survivalisme lié à la préparation des citoyens vis-à-vis d’un effondrement économique ou politique.
Des gens, hors du mouvement survivaliste, arguent qu’un scénario d'effondrement socio-économique est peu probable. D'autres, portants un certain intérêt aux problèmes d’épuisement des ressources non renouvelables, critiquent les survivalistes, leur reprochant de propager la paranoïa et d’entretenir le soupçon vis-à-vis des tentatives de défense favorisants la coopération et renforçant la probabilité de la durabilité de notre mode de vie. Les défenseurs du désarmement nucléaire critiquent les survivalistes en général et les préparations visant à survivre à la guerre nucléaire en particulier, parce qu’ils jugent qu’essayer de survivre à une guerre nucléaire n'est ni possible ni souhaitable.
Dans la fiction :
Romans :
Alas, Babylon par Pat Frank est une histoire traitant de la vie en Floride après une guerre nucléaire avec l'URSS. Le roman de Philip Wylie Tomorrow (1954) est l'histoire de la désagrégation de deux villes américaines suite à une attaque nucléaire. L’un a été préparé suivant un plan étendu de la défense civile alors que l'autre ne l’était pas.
Hatchet est un roman qui suit la vie d'un jeune d'adolescent durant sa survie dans le désert canadien après le crash de l’avion où il avait embarqué. Le roman de John Wyndham The Day of the Triffids (1951) conte l'histoire de la survie d'un petit groupe de personnes dans un monde post-apocalyptique dominé par des usines carnivores.
Dies the Fire, le premier livre de la série d'Emberverse, fiction post-apocalyptique, rédigé par l'auteur alternatif S.M. Stirling expose une histoire se déroulant dans un univers où l'électricité, les pistolets, les explosifs, les moteurs à combustion interne et la puissance de vapeur ne fonctionnent plus.
Robert A. Heinlein a utilisé le survivalisme comme thème principal de beaucoup de ses romans de science-fiction.
Farnham's Freehold de Farnham débute sous forme d’une histoire survivaliste se déroulant au coeur d’une guerre nucléaire. Tunnel in the Sky explore des problématiques liées au survivalisme et aux interactions sociales ayant lieu dans un environnement peu familier. Heinlein a également écrit des essais traitants de la manière d’être un survivant [5] ; lesquels fournissent des conseils sur la façon de se préparer et de survivre à une guerre nucléaire.
Lucifer's Hammer de Jerry Pournelle et Larry Niven aborde le sujet d’un cataclysme faisant suite à l’impact d’une comète frappant la terre et où divers groupes de personnes luttent pour survivre à ce désastre en Californie méridionale. The Postman de David Brin donne dans son roman, une représentation très unflattering des survivalistes, en les rendant en partie responsables de l'effondrement de la civilisation.
Patriots : la survie lors du prochain effondrement de James Wesley Rawles [6] (le rédacteur de SurvivalBlog) est un roman relatant un effondrement socio-économique complet et une invasion des USA ; qu'une revue a qualifié de « manuel de survie présenté sous forme de fiction. » Ce fut un des romans survivaliste les plus populaires ;il avait circulé sous forme d'ébauche shareware et fut téléchargé presque 90.000 fois au milieu des années 90, bien avant qu’Internet ne devienne fortement fréquenté.
En 1990, le roman Good News d'Edouard Abbey's expose le quotidien de petites bandes vivants dans la région de Phoenix en Arizona et qui essayent de se protéger contre la mise en place d'une dictature militaire suite à l'effondrement de l'économie et du gouvernement US. The Survivalist est le titre d'une série de romans de livre broché réalisée par Jerry Ahern.
Things Fall Apart... (2002) de Fred Heiser, concerne la lutte d'une famille de la région de Los Angeles qui tente de survivre aux conséquences d’ une attaque EMP (impulsion électromagnétique) causées par un échange nucléaire antre les USA et la Chine. D'utres thèmes survivalistes incluent " Pulling Through "de Dean Ing(1983) et le Le Temps du Loup (2003).
Max Brooks, manuel de survie face aux zombis, constitue en apparence un livre humoristique, sorte de manuel compilant les pires scénarios possibles ; il offre des échantillons étalant diverses manières de survivre dans un monde infesté de zombies. Il présente entre autre des conseils tels que la façon de remplacer l’énergie fournie par les combustibles fossiles par la seule force de production humaine, des études concernant les aptitudes de survie et la manière d’organiser une communauté.
Emissions télévisées :
Deux films réalisés pour la TV, durant les années 80, The Day After aux USA et Threads au Royaume-Uni, dépeignent une guerre nucléaire et ses lendemains de chaos social et d'effondrement économique. Les deux films furent parmi les plus controversés jamais fait pour la télévision.
24H Chrono est une série de TV concernant un agent fédéral appelé Jack Bauer et parlant de tentatives terroristes de pacotille à Los Angeles. Dans la saison 2, la fille de Jack, Kim Bauer, est poursuivi par la policer et trouve refuge chez des survivalistes.
Jericho (2006) est une série de TV qui dépeint une petite ville du Kansas alors qu’une série d'explosions nucléaires se produisent à travers les Etats-Unis. Dans la série, le personnage Robert Hawkins emploie ses qualifications de planification et de survie pour se préparer aux attaques. La plupart des épisodes se concentrent sur l'effondrement soudain de la société américaine, ceci ayant pour résultat une fracture multiple du pays. La ville doit combattre des ennemis extérieur afin de préserver sa nourriture et ses approvisionnements.
Lost, un groupe de survivants, égaré suite à un accident, se retrouve échoué sur une île avec très peu de nourriture et seulement quelques restes de l'avion et quelques bagages pour survivre. Au cours de la série, les survivants s'adaptent à la vie dans la jungle insulaire. Un des personnages principaux de la série, John Locke, semble être un survivaliste expérimenté ; les deux couteaux qu’il porte sur lui, son expérience de la chasse et ses qualifications diverses démontrent qu’il faisait probablement autrefois partie d'une communauté pseudo-survivaliste. .
Survivors, série de la BBC (1975-1977) donne une vision typiquement BRITANNIQUE du survivalisme ; une petite bande de survivants issues de la classe moyenne blanche y émerge d’une apocalypse biologique.
Survivor (2000-2007) est un jeu de télé réalité qui place un groupe de contestataires sur un site isolé ; attribuant un prix à celui qui résiste le plus longtemps dans les conditions imposées. Généralement, le jeu est structuré de telle façon que les aptitudes sociales d'un joueur sont plus importantes pour le gain que ses aptitudes de survie.
Dans la série d’HBO TV Six Feet Under, une des illusions du personnage (George Sibley) se manifeste sous une forme de survivalisme. Il est terrifié par la certitude que certains événements apocalyptiques ou catastrophiques, se propageront suite à une guerre nucléaire, à la disparition de l'eau potable et à de multiples tremblements de terre imminents. Ses précautions exagérées provoquent l'horreur de son épouse qui se rend compte que celles-ci vont au delà de la simple prudence et deviennent obsédantes.
Films :
Panic in the Year Zero (1962), avec Jean Hagen, Frankie Avalon et Mary Mitchel, dépeint la tentative de la famille Baldwin de quitter la région de Los Angeles pour un refuge rural, suite à une guerre nucléaire déclenchée entre les USA et l'URSS. [8] Le film tourné en 1970 No Blade of Grass,avec dans le premier rôle Nigel Davenport est adaptée du livre de John Christopher et comporte un scénario apocalyptique se situé en Angleterre. [9]
Dawn of the Dead (Le jour des morts) (2004), traite de survie dans un scénario d’apocalypse zombi.Dans le Téléfilm (1983), Gary Webber (Richard Benjamin) encourage les membres de sa famille à fuir la banlieue de Los Angeles pour le désert de l'Orégon. La famille rejoint une petite communauté rurale où la plupart des résidants sont des survivalistes. Dans le film The Survivors, merle Williams joue un homme hanté par la culture survivaliste après avoir été volé. Walter Matthau costars est le compagnon, plus pondéré, de Williams. L'aube rouge (1984) dépeint l’histoire d’un groupe d’étudiants d’un lycée du Colorado qui fuient dans les collines après une invasion fictive des USA par l'Union Soviétique. Les étudiants survivent avec des approvisionnements recueillis au début de l'invasion, par la chasse et en attirant dans un guet-apens les patrouilles et les convois d’approvisionnement soviétiques.
Dans Tremors, le personnage de Burt (Michael gross) est un survivaliste individualiste. Dans le premier film lui et son épouse se préparent au bouleversement social. Plus tard, dans la série, Burt déplace son foyer au milieu des « graboids» qui infestent le sol de sa vallée à sa maison. Le facteur est un roman et un film qui dépeint un futur post-apocalyptique en Amérique et dans lequel une milice survivaliste attaque les communautés plus faibles.
Dans Terminator 2 (1991) : la mère de John Connor (suite à l’avènement prochain du jour du jugement dernier), Sarah Connor, initiée par Kyle Reese, le père de John, stock des armes dans un abri souterrain en plein désert, en prévision d'une apocalypse déclanchée par des machines intelligentes.
Il y a beaucoup d'aspects survivalistes dans les films de zombi post-apocalyptiques et les tentatives des personnages à survivre à une contamination.
Jeux et autres supports :
« Les retombées radioactives » sont un jeu jouant un rôle réglé dans un monde post-nucléaire apocalyptique, 70 ans après une guerre nucléaire globale. Le scénario du jeu est centré sur les instincts et les qualifications de survie du personnage principal, inspirés des communautés survivalistes.
Dans The Ghostway, Tony Hillerman est un survivaliste qui finance ses préparations en vue d’une guerre nucléaire en travaillant car un homme de coup. Les contes de Sean Kennedy de l'Afternow, suivent les aventures d’un personnage vivant sur une terre ravagée par un holocauste post-nucléaire ayant frappée l’Amérique ; ce dernier doit vivre sa vie dans l’optique survivaliste de survivre sur des terres dangereuses. Zombie Survival Guide est un manuel de survie écrit Max Brooks ; en dépit du titre, le livre a une tonalité sérieuse. Il traite des implications, à divers niveaux, des manifestations de zombi.
Dans Grand Theft Auto: San Andreas de San Andreas, une mission implique de voler une moissonneuse dans une ferme survivaliste. Les survivalistes sont dépeints comme des individus extrêmement violents et agressifs.
Dans Sid Meier's Alpha Centauri de Sid Meier, la faction spartiate de la fédération est fréquentée par un survivaliste.
Year Zero, album conceptuel édité par le groupe industriel Nine Inch Nails est basé sur le thème d'un gouvernement dictatorial écrasant les USA en 2022, contient un single intitulé : Survivaliste.
Voir également :
Trousses de survie : un ensemble conditionné d'équipement de survie et de secours tel que : tente de base, outils pour faire du feu, approvisionnements de premiers secours et nourriture.
Liens externes :
Survival kits: est un site australien consacré au survivalisme d'un point de vue australien.
SurvivalBlog: Blog quotidien dédié aux questions de survie et à l'état des préparations. Comporte un article sur la manière d’assembler un kit de survie rapide.
Les grands classiques de la littérature de survie :
Quelques ouvrages incontournables consacrés à la survie et d'autres écrits des années 50 et 80 pouvant être trouvés en ligne :
Fallout Protection
Nuclear War Survival Skills de Cresson Kearny (1979, 1987 version)
Nuclear War Survival Skills de Cresson Kearny (1979, version mise à jour en 1987)
Possum Livingde Dolly Freed (1978)
Survival Under Atomic Attack(1950)
Tappan on Survival par Mel Tappan (1981)
Les archives deTextfiles.com : articles ayant circulés en ligne pendant l'ère BBS ; inclue plusieurs articles de Kurt Saxon issus de son vieux bulletin.
Issu de Wikipedia (EN)
Le terme de survivalisme est aussi employé dans le cadre de la croyance dans la vie (survie) après la mort, voir la définition d'un autre survivalisme en tant que vie après la mort.
1. marie-france Le 29/04/2008 à 16:16
2. Aeon Le 23/08/2008 à 11:06
3. NeRZuL Le 28/08/2008 à 01:10
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